Suite aux annonces de la direction le 10 mars concernant la dénonciation unilatérale de la politique de télétravail et WFA, et l’échec du groupe de travail avec le CSE, la CGT tend la main à l’employeur pour renouer le dialogue avec une méthode claire et un objectif précis : la signature d’un accord sur le télétravail.
Pourquoi vouloir un accord sur le télétravail?
L’intérêt d’un accord collectif sur le télétravail est multiple: il pérennise le mode de vie des PayFiters et réduit l’incertitude et l’ambiguïté en fixant un cadre clair et précis.
Pourquoi cette négociation aboutirait quand la précédente a échoué ?
Le groupe de travail du CSE sur le WFA s’est réuni quatre fois à l’initiative de l’employeur, sans ordre du jour, sans followup aux sujets abordés lors des réunions précédentes et sans accord sur les objectifs de ce groupe de travail (co-construction d’une politique ou aider la direction à améliorer sa communication).
Afin de garantir une réelle co-construction entre l’employeur et les salariés, la CGT propose un cadre et une méthodologie pour avancer, comportant notamment: la récolte de feedback via un questionnaire co-écrit avec la direction et les autres OSR, une synthèse présentée au CSE, et un investissement horaire (matérialisé par des réunions fréquentes sur des sujets précis) à la mesure de l’importance du sujet.
Nous répondons aussi à un ultimatum de l’employeur qui nous a annoncé vendredi 17 avril que sans réponse alors “’[la direction présentera] la version finale au CSE de mai comme d’habitude dans une information/consultation classique. Ce n’est pas un échec, c’est juste un constat.”
Nous sommes convaincus que la consultation directe et massive des PayFiters est le seul moyen d’obtenir une politique de télétravail cohérente avec la culture de PayFit.
Par souci de transparence voici le message envoyé au représentant de la direction pour amorcer cette négociation le 22 avril 2026 à 14h24:
Bonjour […]
Je souhaite également que les règles concernant la mise en place du télétravail chez PayFit puissent être le fruit de la conciliation des intérêts des salariés et de l’employeur, en ce sens je te demande formellement d’engager un exercice de négociation dans le but de mettre en place un accord sur le télétravail.
Dans le but de garantir des échanges efficaces, je souhaiterais pouvoir nous mettre d’accord sur des méthodes et un calendrier.
Il faut que celui-ci nous donne l’opportunité de nous mettre d’accord sur une méthode permettant de sonder les salariés pour construire la donnée spécifique nécessaire pour appréhender au mieux les enjeux liés à la question.
Une synthèse des réponses devra être rédigée ensemble et nous devrons prévoir que les OS et/ou l’employeur la partage avec le CSE.
Cela permet d’assurer une base de discussion solide pour la suite en assurant à tous les interlocuteurs un accès à des données de qualité.
La présentation en CSE doit permettre de faire un retour aux salariés sur leurs données dans le cadre d’une réunion de leur instance.
Le calendrier doit pouvoir définir 4 phases (ainsi que la durée de ces phases et le nombre de réunions prévues) :
1. rédaction du questionnaire
2. période de diffusion auprès des salariés
3. rédaction d’une synthèse commune employeur et DS
4. début des échanges sur 3 thématiques (au moins 2 réunions par thème + 1 pour conclure) :
– les budgets (pour les déplacements ofc, mais aussi les moyens à disposition pour permettre l’organisation de moments qui produisent de la cohésion)
– les évènements pertinents (définition des évènements qui justifient le caractère obligatoire, je peux expliciter + ce que j’entends en temps et en heure)
– l’expression et les limites de l’autorité du manager
[…] il ressort des échanges avec les salariés la nécessité de pérenniser le statut de celles et ceux dont l’organisation de vie en dépend, il me semble que la forme de l’accord d’entreprise est la meilleure façon de produire des garanties et des perspectives pour plusieurs années à nos collègues.
Nous sommes en attente de la réponse de la direction.
